Crédit (trop) facile

La Banque de France appelle à la vigilance constatant que les critères d’octroi du crédit immobilier « s’assouplissent », certains retrouvant même les niveaux de 2007-2008. Cet assouplissement progressif des conditions d’attribution des cré-dits immobiliers touche l’ensemble des emprunteurs, ce qui « contribue à la dynamique des crédits et à une hausse des prix plus rapide que celle des revenus des ménages ». Ainsi, le montant du prêt moyen lors de son octroi, en augmentation « quasi ininterrompue depuis 2009 », a ainsi atteint 170 200 € en 2018, en hausse de 5 % par rapport à 2017. Il a même progressé deux fois plus vite en Île-de-France qu’en province, respectivement de 8,6 % et de 4,6 %.La durée des prêts accordés continue également d’augmenter, pour la 3e année de suite, pour atteindre 19,9 ans, soit le même niveau qu’en 2008. Le taux d’endettement, en nette remontée, atteint son plus haut depuis 2004. En 2018, il faut 5,2 années de revenus pour rembourser son prêt immobilier, contre 4,8 ans en 2017. Enfin, la part des charges liées à la résidence ne cesse d’augmenter, le taux d’effort atteignant 30,1% en 2018. Pour autant, la Banque de France souligne qu’en dépit du « relâchement observé de certains critères d’octroi, le marché français du financement de l’habitat continue de bénéficier d’une faible sinistralité ».

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