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Ça va mieux !

Article du 08/06/2016 09:08

 

Quand le bâtiment va, tout va ! Ces mots, pleins de bon sens, furent prononcés en 1850 lors d’un discours à la chambre des députés par Martin Nadaud, ancien maçon, devenu député républicain. La petite histoire ne nous dit pas si François Hollande se replongera dans ses cours de l’ENA pour comprendre que le secteur de la construction peut être un puissant levier pour inverser la courbe du chômage. 
Le dispositif Pinel ou le prêt à taux zéro pour les primo-accédants sont des mesures insuffisantes à la relance de la construction. La preuve en est que nous sommes bien loin des 500 000 logements supplémentaires annuels promis en 2012 par le candidat Hollande. 
Le pouvoir exécutif ne semble pas encore faire le lien entre la construction et l’immobilier !

Car dans le même temps, on plafonne les loyers au prétexte que les propriétaires- bailleurs seraient de vils spéculateurs et on augmente de manière assez pernicieuse la batterie de taxes qui frappent la pierre au motif que les propriétaires seraient de riches privilégiés. 
Non, le propriétaire-bailleur n’est pas un marchand de sommeil. Non, celui qui a la chance de posséder son logement n’est pas forcément un nanti, mais il a peut-être davantage le souci de protéger sa famille. Le taxer à outrance, c’est le punir de vouloir assurer son avenir. 
Les décideurs publics ont un rapport schizophrénique avec l’immobilier. On atte l’architecte, mais on brocarde volontiers le promoteur ou le rénovateur qui participe tout autant au développement de la ville de demain. On compatit à la situation du locataire tout en stigmatisant le statut soi-disant privilégié du propriétaire. C’est ainsi en France, on aime cliver les rapports et notamment ceux entre locataires et bailleurs. Mais cela ne devrait pas être une fatalité. 
La pierre est une partie essentielle de l’épargne des Français. La maison est le premier fonds de pension de nombreuses familles et la meilleure réponse face à l’incertitude des retraites de demain.
Encourager le développement du secteur privé, c’est compenser le déficit de construction, un préalable avant d’espérer inverser la courbe du chômage.

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