Entre DPE, fiscalité des logements vacants et nouveau statut du bailleur privé, l’année 2026 marque un tournant : le propriétaire redeviendrait-il indispensable ?
Depuis toujours, le propriétaire privé est considéré comme un spéculateur.
Pourtant, une évidence s’impose : le logement privé ne se décrète pas. Il se finance, il se rénove, il s’entretient et se transmet.
La crise du logement rappelle une réalité simple : sans investisseurs privés, il n’y aura pas assez de logements à louer. Sans propriétaires privés, il n’y aura pas assez de rénovation. Sans confiance, il n’y aura ni remise sur le marché, ni travaux lourds, ni transmission sereine du patrimoine immobilier.
Les immeubles anciens constituent un patrimoine vivant, mais fragile. Leur rénovation suppose du temps, des moyens et surtout des règles stables. Il faut fluidifier les transactions en modifiant la fiscalité.
Il faut naturellement lutter contre les abus, remettre sur le marché les logements durablement vacants et améliorer la performance énergétique des bâtiments. Mais il faut aussi respecter ceux qui louent, rénovent, entretiennent, assument les risques et préservent le patrimoine bâti.
On ne peut pas décourager les propriétaires, puis les appeler à la rescousse lorsque le marché se bloque.
Le propriétaire privé n’est pas l’ennemi du logement. Il en est l’un des piliers.
La France a besoin de logements et d’immeubles rénovés. Les propriétaires ont besoin de règles lisibles, stables et équitables.
C’est à cette condition que le propriétaire privé cessera d’être un coupable commode pour redevenir ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : un partenaire indispensable du logement et un acteur économique important, car chaque immeuble est une entreprise qui emploie de nombreux sous-traitants.
L’ensemble de la filière immobilière constitue l’un des tout premiers moteurs économiques et sociaux de notre pays, avec plus de 2 millions d’emplois.
Sans compter la taxe foncière et les frais de mutation souvent appelés à tort « frais de notaire » qui sont surtout des impôts, auxquels s’ajoutent la rémunération du notaire (beaucoup plus faible) et les frais administratifs.