Les HLM dépendent de leurs ventes pour investir

Les organismes HLM affichent une situation financière « saine », mais leur capacité d’investissement à long terme reste fragile, selon une étude de la Banque des Territoires. À politique publique inchangée, ils devront arbitrer de plus en plus durement entre construction et rénovation énergétique. L’objectif de 500 000 logements d’ici 2030, fixé avec le gouvernement, est atteignable, mais il réduira leurs marges de manœuvre au-delà.
L’étude souligne leur dépendance aux cessions de patrimoine : ils vendent environ 15 000 logements par an, alors que les loyers ne contribuent qu’à hauteur de 3,5 % à leur capacité d’autofinancement. Or ces ventes restent soumises aux aléas du marché, observe Kosta Kastrinidis, directeur adjoint de la Banque des Territoires. Après l’été caniculaire, l’institution a aussi intégré à ses calculs 3 000 € par logement rénové pour des équipements contre la chaleur, comme des volets ou des brasseurs d’air.
Le logement locatif intermédiaire apparaît comme la piste de diversification la plus aboutie. Plus coûteux à produire, il peut être revendu au bout d’une quinzaine d’années. Kosta Kastrinidis juge trop strict le plafond de 10 % du parc qui lui est imposé, surtout en zone tendue.

Lire aussi  Des loyers parisiens sous contrôle
Total
0
Shares
Laisser un commentaire
Précédent
Bruxelles veut armer les villes face à Airbnb

Bruxelles veut armer les villes face à Airbnb

La Commission européenne s’apprête à présenter un texte destiné à sécuriser

Suivant
20 250

20 250

C’est le nombre de friches recensées en France au 1er juillet 2026 par le

Vous pourriez également aimer