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Les briques s’envolent, la pierre reste

Article du 30/05/2009 15:25

 

La volonté de moraliser la finance, coupable de toutes les dérives, est plus que jamais une nécessité.
Oui, il n’est pas normal que l’on octroie aux dirigeants bonus et stock options et qu’ils puissent se sortir de la nasse par un parachute « fut-il » doré, à la suite de la mauvaise gestion de l’argent qui leur a été confié de surcroit par l’Etat (c’est-à-dire nous). Nous sommes ainsi condamnés sans jugement à la double peine.
Malheureusement, la création de richesses fictives de ces dernières années a été orchestrée par des institutions financières que l’on a présentées comme des modèles, alors qu’elles ne sont que des disciples de Madoff.
Quelle dérision d’avoir coutume de faire rimer spéculation avec immobilier, heureusement que la pierre conserve sa valeur, ce qui permet aux propriétaires de se constituer une épargne pour une retraite aujourd’hui incertaine. Même les fonds de pension, à défaut de penser à des investissements financiers sans risque, pansent leurs blessures.
A une époque où les taux baissent, les banques resserrent l’étau de leur financement aux particuliers. Ceux à qui ils restent des liquidités si soigneusement économisées pour n’avoir pas flambé en bourse. N’est ce pas un gage de sérieux suffisant pour leur faire confiance ? Il serait de bon ton de soutenir ces jeunes ménages qui veulent accéder à la propriété pour transmettre un toit à leur famille, plutôt que de les pénaliser. Il faudrait également souligner l’effort de ces familles qui entretiennent, de génération en génération, ces immeubles en réinvestissant tout ou partie des loyers encaissés. Il faudrait faire preuve de reconnaissance pour ces entrepreneurs qui ont investi le fruit de leur travail dans la pierre.
Ces démarches devraient forcer l’admiration autant que les ventes record d’art. Car proposer un toit célèbre sûrement plus l’homme qui, lui, est la plus belle des œuvres d’art.
Formons le vœu que celui-ci redevienne au centre de toutes les préoccupations.

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