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L’Immobilier présumé coupable : 30 ans ferme !

Article du 24/10/2011 12:34

 

Le verdict vient de tomber, la plus-value taxable sera donc libérée après 30 ans de détention. La peine est ferme et sans appel.
Une nouvelle fois, l’Immobilier est appelé au secours des finances publiques, lesquelles ont été mises à mal par la spéculation financière et par certaines banques françaises imprudentes. Ces établissements financiers préfèrent prêter à des régions et des communes qui investissent dans la fabrique de ronds-points à la chaîne, éclairent jusqu’à point d’heure leurs mairies désertées, autant d’artifices très discutables au lieu de permettre aux enfants défavorisés de partir en vacances et d’en priver d’autres de cantine quand leurs parents cherchent un emploi.
Ce consumérisme éphémère ne procède que d’un système de courtisanerie électorale à très court terme. C’est la promesse de lendemains désenchantés.
Sans surprise, l’Immobilier est une fois de plus la cible privilégiée des décideurs politiques. L’Immobilier est taxé à tous les étages : acquisition, détention, gestion, transmission, vente. Le secteur souffre d’un acharnement fiscal sans précédent. Même l’Etat préfère vendre ses biens immobiliers les plus prestigieux (en réalité les nôtres…) pour renflouer à fonds perdus la dette de la Grèce. Nous devons beaucoup à cette brillante civilisation, mère de la philosophie, et inventeur de la Cité, mais la facture s’annonce tout de même beaucoup trop lourde.
L’ivresse de la finance a eu raison de la clairvoyance de nos banques, celles là mêmes qui prêtent aux pays endettés en oubliant nos primo-accédants et nos PME, ceux qui représentent pourtant la France de demain, sa capacité à créer des richesses et son rayonnement économique.
Le Gouvernement a choisi de s’en prendre à un symbole fort : celui de la Maison qui abrite et protège la famille, garant de la cohésion et creuset de notre civilisation.
Nos hommes politiques fabriquent un avenir de sans-abris, reléguant injustement l’épargne dédiée à l’immobilier au banc de l’immoralité, alors qu’elle représente la transmission de bien d’autres valeurs que l’argent, telles que l’amour et le respect de sa famille, l’éducation de nos enfants et petits enfants, toutes ces valeurs sont une initiation à la solidarité et la fraternité.
Des justiciers de pacotille, fabricants de prêt à penser médiatique montrent du doigt « les propriétaires » comme s’il s’agissait de spéculateurs. Faire le choix de payer son crédit immobilier n’est pas crime, bien au contraire, plutôt que de panser ses blessures par des remèdes illusoires, comme de faire chauffer la Carte Bleue au rythme des saisons de la mode ou jouer au casino tendance poker « Place des Grands Hommes »…
L’Immobilier incarne le but d’une vie, car il demeure à travers le temps et les générations.
La pierre n’est pas une valeur spéculative car elle s’inscrit dans la durée, à l’inverse d’un euro bien fatigué en quête de puissants expédients.
Nos politiques gouvernent au présent, esclaves de la dictature de l’urgence, aveuglés par les charmes de l’ambition et du pouvoir quand il faudrait regarder loin, très loin vers l’avenir et permettre sereinement à chacun de transmettre le fruit de toute une vie.

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