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L’immobilier, l’alibi permanent

Article du 31/03/2011 07:29

 

Le monde est riche en histoire(s). Passée l‘émotion du Japon – sans en occulter l’inévitable débat sur le nucléaire – le printemps arabe s’invite dans toutes les discussions de nos concitoyens. L’intervention militaire en Libye domine la scène médiatique, mais ne saurait dissimuler les autres révoltes qui tonnent dans les pays du Proche et du Moyen-Orient. Après la Tunisie et l’Egypte, la Syrie, le Yémen, Bahreïn sont autant de théâtres où se manifestent des velléités de liberté du peuple que la France – patrie des droits de l’homme – ne peut qu’approuver sans autre forme de calcul géopolitique.
Au demeurant, ce climat de troubles internationaux ne manquera pas d’impacter les économies mondiales. Avec une crainte à peine dissimulée : celle d’un troisième choc pétrolier qui viendrait souffler d’un trait la faible brise de la reprise. N’oublions pas que la première guerre du Golfe, déclenchée en 1991, avait entraîné une forte dépression économique et une crise immobilière sans précédent.
Dans l’hypothèse d’une rechute de la croissance économique, comment se comporterait l’immobilier ? Le scénario du double dip va fragiliser en premier lieu des économies occidentales en proie à une crise de la dette souveraine, renforcer la précarité sociale (avec une augmentation inévitable du chômage) et impacter le moral des ménages. Rien de très encourageant a priori pour la dynamique du marché du logement. Et pourtant, la pierre a montré sa capacité de résistance – on parle même de résilience – au plus fort de la crise financière post-Lehman Brothers. L’immobilier, moins volatil que les actions – est devenu une valeur refuge aux yeux des investisseurs institutionnels et internationaux. Une classe d’actifs à part entière. Pour les particuliers, la quête de l’accession à la propriété est davantage vécue comme une garantie de se constituer une épargne en vue d’une retraite qui sera amputée par la nécessaire résorption des déficits budgétaires accumulés au cours des dernières décennies. Cela peut expliquer une forme de déconnection entre l’insolente envolée des prix du logement dans un contexte économique morose.
Mais, cela reste une péripétie aux yeux de l’histoire.

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