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Héritage : la peine « capital »

Article du 05/11/2019 14:04

 

Dans son dernier livre « Capital et idéologie », Thomas Piketty propose une société plus juste en sortant de la sacralisation quasi religieuse de la propriété, qui anime nos sociétés. Il veut montrer que les inégalités sont construites au XXIe siècle par un récit propriétariste, entrepreneurial et méritocratique. Renverser ces valeurs c’est ce que propose Thomas Piketty, cet économiste en gilet jaune.

Dans son dernier livre, « Passions », Nicolas Sarkozy revient sur l’une de ses réformes : la taxation de l’héritage. Il y oppose les valeurs du travail, de l’amour des siens et de la nécessaire transmission :

« Je préfère cette attitude à celle de tous ceux, innombrables, qui ne pensent qu’à eux, dépensent sans compter, et laissent les leurs sans un sou vaillant au moment de leur décès ».

« En effet, ce qui donne du sens à la vie, c’est de travailler non pas uniquement pour soi, mais aussi pour ceux que l’on aime, et qui dépendent de vous. Travailler dur toute une existence pour que les enfants puissent débuter un peu plus haut que soi-même, économiser et aider le futur des siens ne me semblent pas être des comportements blâmables. »

De la parole au geste, Nicolas Sarkozy mit en place un transfert de 150 000 €, tous les dix ans, pour chaque enfant par chaque parent, en franchise totale d’impôt. Cette réforme a permis à de nombreuses familles de se transmettre ainsi une partie de leur patrimoine composé principalement par de l’immobilier. Au passage, l’État y gagna quelques dixièmes de croissance.

C’est peut-être ce dernier argument qui fait revenir le sujet sur le bureau de l’exécutif. Sans revenir en arrière, Gérald Darmanin a écarté toute augmentation des droits de succession, et entrouvert une porte sur un allègement de la fiscalité sur les donations. Le Ministre du Budget ressort une idée de son ancien mentor – Nicolas Sarkozy – qui avait instauré un abattement supplémentaire et réduit le délai entre deux donations.

C’est un premier pas qui, s’il se concrétise, sera une bonne nouvelle pour ceux qui aspirent à transmettre leur patrimoine, en particulier immobilier.

Voilà deux illustrations idéologiques de deux mondes : l’ancien monde et le nouveau monde dont on s’aperçoit qu’ils ne font qu’un.

L’expérience, la transmission et l’innovation : trois maillons solides d’une chaîne qui devra se renforcer de génération en génération.

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