C’est un chiffre discret mais porteur d’une signification profonde. Pour la première fois depuis plus de trente-cinq ans de progression ininterrompue, la part des ménages français propriétaires de leur résidence principale recule : de 58 % à 57 %, selon l’INSEE. Un seul point en moins — mais en moins de dix ans, et dans un contexte où la hausse des taux, la rigidité des prix et les contraintes normatives rendent l’accession de plus en plus difficile pour les classes moyennes.
Pour Henry Buzy-Cazaux, président de l’Institut du management des services immobiliers, ce recul n’est pas anodin : « La capitalisation individuelle, seul remède à la dégradation du système de retraites par répartition à bout de souffle, ne se fera pas sans la propriété de la résidence principale. »
Il appelle le prochain gouvernement à en faire une priorité, malgré les contraintes budgétaires — via une réduction de la fiscalité à l’acquisition : TVA réduite, droits de mutation maîtrisés.
Propriétaires : La France perd du terrain
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