Dans « Où habiter ? » (Tana Éditions), le professeur d’études urbaines de Lyon 2 cherche les territoires qui offriront les meilleures conditions de vie en 2050.
Il s’en prend à la concentration des habitants et des richesses dans les grandes villes depuis un demi-siècle. Très consommatrices d’énergie, les métropoles sont aussi vulnérables : leur autonomie énergétique ne dépasserait pas six heures en cas de panne majeure, et leurs réserves alimentaires trois jours.
En période de canicule, l’écart de température avec une zone rurale située à 50 km peut atteindre 12 degrés.
Le chercheur plaide pour un rééquilibrage démographique au profit des campagnes, qu’il ne juge pas épargnées par le dérèglement climatique mais mieux armées pour s’y adapter. Avec le Mouvement post-urbain, il a sélectionné sept bassins résilients à partir d’une trentaine de critères, parmi lesquels l’accès à l’eau ou la couverture forestière. On y trouve des collines de Centre-Bretagne et de Normandie, mais aussi des secteurs du Massif central ou des Pyrénées. Ces espaces, qui comptent près de 4 millions d’habitants, pourraient doubler leur population d’ici 2050. À condition de relocaliser des activités : Guillaume Faburel évalue à 10 millions le nombre d’actifs ruraux nécessaires.
Un géographe veut « démétropoliser » la France
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